Chandeleur

de Francine Noël

une création du Théâtre d'Aujourd'hui

du 9 janvier au 1er février 1986
en supplémentaires jusqu'au 6 mars


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RÉSUMÉ

Un week-end passé en compagnie de Sara Desneiges et de ses trois gardiennes: trois femmes aux origines différentes, aux destins différents. Quatre tranches de vie, qui se chevauchent, se confrontent et nous interpellent. Chandeleur devient, au passage de Vasco de Gingras, noble livreur de pizzas et musicien sans piano, d'Ariel le juif ami de Sara, du Commando et de la Maniaque d'Outremont, et de Clément, le sans-espoir, un récit onirique marqué par l'initiation d'une enfant de douze ans à la vraie vie.

texte Francine Noël mise en scène François Barbeau interprétation Amulette Garneau, Serge L'Italien, Hubert Loiselle, Pascale Montpetit, Brigitte Portelance, Marie Tifo scénographie André Hénault éclairages Jocelyn Proulx costumes Sylvain Labelle musique Michel Robidoux maquillages Jacques Lafleur

texte

Francine Noël

mise en scène

François Barbeau

interprétation

Amulette Garneau

interprétation

Serge L'Italien

interprétation

Hubert Loiselle

interprétation

Pascale Montpetit

interprétation

Brigitte Portelance

interprétation

Marie Tifo

« C'était un temps de fête blanche, de quasi-carnaval, un temps en dehors du temps. » Cette phrase m'a suggéré l'atmosphère de Chandeleur: à Rio, chaque année, au cours du Carvanal, des centaines de gens meurent, pendant que d'autres nouent des relations amoureuses impossibles. C'est un peu ce qui se passe dans la pièce... Le texte commence et finit par le mot « maman ». Pourtant, c'est avec des étrangères, des étrangers, que Sara - douze ans et demi - aura sa première désillusion amoureuse et son premier contact avec la mort. C'est la vie! Et sa mère, si parfaite soit-elle, ne pourra jamais l'en protéger...
La fête de la Chandeleur est une variante catholique et édulcorée d'une antique célébration du feu correspondant au solstice d'hiver, alors que le froid et le noir sont les plus denses. La pièce reprend - à sa façon et sur un ton parfois léger, je l'espère - cette célébration de la lumière et de l'espoir au moment des grandes éclipses: éclipse de la mère-sécurité, absente du lieu scénique, éclipse des grands projets collectifs, singulièrement évacués de la scène politique québécoise.

Francine Noël

« On tait rien. L'après-midi s'achève. On fait rien. On attend. On vieillit. Et on apprend. »
                         Extrait de Chandeleur

François Barbeau

Production

une création du Théâtre d'Aujourd'hui