Ma Corriveau

de Victor-Lévy Beaulieu

une production du Théâtre d'Aujourd'hui

du 16 septembre au 31 octobre 1976


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RÉSUMÉ

Victor-Lévy Beaulieu nous fait redécouvrir le passé magique québécois. Mettant en scène Jos Violon, le conteur légendaire de Louis Fréchette, et la Corriveau, notre seule véritable sorcière, l'auteur nous fait entrer dans le monde mythique du conte. Hommage au langage des Anciens, Ma Corriveau marque un événement dans le théâtre québécois. Pour la première fois, un personnage y incarne le Mal et l'assume totalement, par-delà la mort même.

texte Victor-Lévy Beaulieu mise en scène André Pagé interprétation Françoise Berd, Denis Chouinard, Ernest Guimond, Yves Labbé, Pierre Lebeau, Gilbert Lepage, Guy Nadon, Evelyne Régimbald, Diane Ricard, Jacques Rossi scénographie Jean Belisle costumes François Barbeau éclairages Claude-André Roy musique Pierre F. Brault maquillages Jacques Lafleur coiffures Denis Girard direction de production Gilbert Grondin régie du son Sylvie Bilodeau régie Michel L'Heureux

texte

Victor-Lévy Beaulieu

mise en scène

André Pagé

interprétation

Françoise Berd

interprétation

Denis Chouinard

interprétation

Ernest Guimond

interprétation

Yves Labbé

interprétation

Pierre Lebeau

interprétation

Gilbert Lepage

interprétation

Guy Nadon

interprétation

Evelyne Régimbald

interprétation

Diane Ricard

interprétation

Jacques Rossi

À l'enseigne du rêve et de la magie populaire, aux frontières du merveilleux et de la fantasmagorie, entre le racontement et les accrouères, sautant des peurs qu'au a aux peûrs qu'on se fait, Ma Corriveau fait revivre sur la scène les personnages tout à la fois mythiques et folkloriques dont Louis Fréchette peupla ses contes de chantier vers la fin du XIXe siècle.

Interprété par un auteur dramatique et un comédien né en 1895, monsieur Ernest Guimond, qui fit naturellement du théâtre québécois longtemps avant qu'il eut enfin obtenu ses lettres de créance, le Jos Violon de Ma Corriveau s'attaque, avec l'aide évidente de Victor-Lévy Beaulieu, à la tâche délicate de raconter un conte qu'il n'a jamais pu raconter pour la bonne raison que ce n'est pas un conte : la légende de La Corriveau. Dans une langue un p'tit brin mèchée de s'être par trop humecté la luette de jamaique mais qui porte la crigne au vent comme un beau petit joual de par cheux nous avec sa bande de gorlots qui fortillent à la martingale, Victor-Lévy Beaulieu évoque sous les yeux ronds des personnages de Jos Violon le spectre de la sorcière Corriveau, tantôt blanche, tantôt noire, impénitente et sans remords qui, du haut de sa cage, évoque à son tour l'image d'un Dieu du Mal tout aussi puissant que l'autre qu'on dit Bon Dieu. D'entendre des choses pareilles c'est assez pour faire grésiller la pelure comme une couenne de lard dans la poèle.

Production

une production du Théâtre d'Aujourd'hui