Lucky Lady

de Jean Marc Dalpé

une coproduction du Théâtre Niveau Parking (Québec) et du Théâtre de la Vieille 17 (Ottawa)

Salle principale

du 30 janvier au 25 février 1996


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RÉSUMÉ

Bernie sort de prison, décidé à reprendre sa vie en main; mais Zach, toujours en cellule, veut se servir de lui pour payer une dette de drogue. L'histoire se complique quand Bernie apprend que Shirley, chanteuse country et compagne de Zach, a déjà dépensé une partie de l'argent que Zach destinait à ses créanciers. Au pied du mur, Bernie décide de trahir une amie qui l'a mis au courant d'une course « arrangée », et il joue le tout pour le tout en misant sur un cheval : Lucky Lady.

texte Jean Marc Dalpé mise en scène Michel Nadeau interprétation Robert Bellefeuille, Josée Deschênes, Sophie Dion, Marie-Thérèse Fortin, Benoit Gouin interprétation musicale Marc Vallée assistance à la mise en scène Line Nadeau scénographie et éclairages Jean Hazel costumes Sylvie Courbron musique originale Robert Caux

texte

Jean Marc Dalpé

mise en scène

Michel Nadeau

interprétation

Robert Bellefeuille

interprétation

Josée Deschênes

interprétation

Sophie Dion

interprétation

Marie-Thérèse Fortin

interprétation

Benoit Gouin

interprétation musicale

Marc Vallée

Blessés mais pas brisés

En marge et en manque
mais ni défaits ni vaincus

Bernie et Claire, Mimi et Shirley
ont peu
peu d'argent, peu de ressources,
peu de pouvoir
peu de mots

mais du coeur, oui
mais des rêves, oui

et si pour le moment
ils ne peuvent
qu'espérer un sursis
et non un salut
j'les aime parce qu'ils osent
prendre le risque

j'les aime
et j'veux pas qu'y perdent

j'veux pas

Envoye, Lucky Lady. Envoye.
Envoye, ostie!!!

Jean Marc Dalpé

C'est avec un immense plaisir que nous vous présentons ce soir la dernière pièce de Jean Marc Dalpé, Lucky Lady. Ceux qui connaissent l'auteur d'Eddy retrouveront ce rythme si particulier à son écriture. En effet, rarement dans notre dramaturgie a-t-on lu une langue si jazzée, si percutante; une langue qui imprime son propre rythme à l'action et aux personnages, un rythme nerveux, rapide, à la limite de l'essoufflement. Lucky Lady est écrite pour cinq personnages et elle est divisée en plusieurs courtes scènes, comme un quintette à plusieurs mouvements, dont le dernier, tout le troisième acte, est un extraordinaire crescendo.

Outre sa musique, c'est son sens du personnage qui étonne chez cet écrivain. Dans la pièce que vous verrez ce soir, il a campé ses protagonistes dans une petite ville industrielle en déclin où l'usine qui faisait vivre tout le monde vient de fermer ses portes, occupée qu'elle est à rationaliser ses effectifs afin de mieux s'ajuster à la mondialisation des échanges commerciaux. Ces personnages font partie de ce qu'on appelle le sous-prolétariat, de ceux qui n'entrent dans aucune case d'un formulaire gouvernemental et qui n'ont que leur débrouillardise pour survivre. Ces personnages, Jean Marc Dalpé nous les fait connaitre et aimer en nous en parlant avec beaucoup de tendresse et énormément d'humour.

Mais au-delà de cela, et c'est sans doute ce qui nous rejoint tous, Lucky Lady est une course, comme la vie l'est souvent, une course pour la survie de nos désir et de nos rêves, comme la vie l'est toujours.

Michel Nadeau

Production

une coproduction du Théâtre Niveau Parking (Québec) et du Théâtre de la Vieille 17 (Ottawa)