My name is Jean-Paul

D'après l'oeuvre de Jean-Paul Daoust

une création du Théâtre Triangle Vital

Salle Jean-Claude-Germain

du 16 avril au 9 mai 2009


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RÉSUMÉ

Le texte, une partition théâtrale de poèmes puisés à même l’œuvre complète de Jean-Paul Daoust, est une mosaïque textuelle fluide et cohérente. Notre figure centrale, Jean-Paul, personnage coloré, flamboyant et par moments vulnérable et tragique, se retrouve un soir seul chez lui à Montréal en rentrant de voyage. Dès que la porte se referme derrière lui, le marasme du quotidien qu’il fuit avec effroi l’assaille et il en est prisonnier dans l’attente de l’appel, du coup de fil de l’être aimé, cet objet de tous les désirs et de toutes les folies, vivant à New York, cette cité mythique, emblème plus grand que nature de L’AMÉRIQUE fantasmée, clinquante et souvent cruelle. C’est ainsi que notre protagoniste se voit visité par ses propres démons, ses fantômes mythologiques qui viennent s’amuser à lui rappeler l’absurdité précaire de son existence. Ils passeront la nuit ensemble, où chansons, pas de danse, ironie, vérités, sarcasmes et parfois cruauté cohabiteront.

De cette dramaturgie épurée naît la démesure d’un personnage en quête d’un absolu où le bonheur et l’amour se projettent sur un écran en cinémascope. Le drame du personnage vient de la confrontation entre ce mirage idéaliste qu’il croit être son dû et cette méfiance innée de l’ordinaire qu’il rejette. Difficile de ne pas lui donner raison alors que nous voudrions tous briser les chaînes qui nous lient et avoir le courage de vivre à cent milles à l’heure comme tente de le faire notre héros. Pourquoi avons-nous cessé de rêver ? Pourquoi l’absolu est-il devenu un mot juvénile ? My name is Jean-Paul est un texte lumineux ouvert sur toutes les possibilités. Ça fait du bien.

collage et interprétation Marcel Pomerlo collage et mise en scène André Perrier interprétation Marie-Josée Gauthier, Harry Standjofski, Paul-Antoine Taillefer assistance à la mise en scène et régie Julie-Anne Parenteau-Comfort décor et éclairages Lucie Bazzo costumes Vivianne Lacombe

collage et interprétation

Marcel Pomerlo

collage et mise en scène

André Perrier

interprétation

Marie-Josée Gauthier

interprétation

Harry Standjofski

interprétation

Paul-Antoine Taillefer

La parole de Daoust, théâtrale et lyrique, est remarquable par son humour, son intelligence, son ludisme et toute pleine de tendresse (parfois cruelle) pour l’humanité et pour les petites étoiles aspirantes, solitaires et fuyantes que nous sommes. Très connu, très tôt remarqué et reconnu par le milieu des lettres, Jean-Paul Daoust publie depuis plus de trente ans des récits poétiques qu’on pourrait également qualifier de poèmes intimes et dramatiques, et ce, pour différentes maisons d’édition, en plus d’avoir obtenu le Prix du Gouverneur général en 1998.

C’est une voix singulière, dont la langue est féroce et d’une puissance dramatique exceptionnelle, qui fait surgir des personnages issus d’une Amérique en perte de repères et en quête d’amour et de sens. Par son écriture ludique et souvent théâtrale, Jean-Paul Daoust nous fait plonger véritablement dans un monde délirant, lyrique, souvent drôle, parfois dérangeant, tragique et toujours très émouvant, car plein d’humanité.

Loin. Il va très loin. Ce Jean-Paul Daoust. Loin dans la folie débridée. Loin dans l’autodérision comme dans l’autocritique. Loin dans les profondeurs de son être pour écrire avec fureur et pureté une œuvre décapante qui se manifeste dans le cri utopique de l’être en mal d’amour. Et tout ça, avec une gerbe d’humour offerte avec la pointe de l’épine. Drôle. Très drôle Jean-Paul Daoust. Très dramatique aussi. Les extrêmes offerts en pendules élastiques. L’audace de celui qui ose encore s’écorcher le cœur sur l’échiquier de l’absolu.
Et Marcel Pomerlo. L’artiste scaphandrier remuant le fond de ses eaux pour faire monter à la surface la vérité profonde.
La vague ramassant le sable de sa douce étrangeté. Sans pareil. Très unique.
Et moi… le metteur en scène fébrile.
C’est notre triangle vital.
Explosif!

André Perrier

« Des images, pour ne pas dire des flashs, il y en a tout plein dans ce spectacle qui est vraiment une façon de faire vivre, de faire vibrer le verbe de Jean-Paul Daoust [...] Intense, assurément. [...] Ils ont tissé une trame qui se suit. On a l'impression que ce texte-là existait pour être joué au théâtre. [...] Des montagnes russes, il y en tout plein dans ce spectacle! [...] Un objet théâtral qui a un point d'ancrage. Il y a des moments d'une incroyable tendresse, d'émotion, de la solitude qui pèse aussi, de la mort qui plane aussi très souvent. Il y a des moments drôles, d'un humour caustique. [..]. Il [Marcel Pomerlo] défend ce rôle très, très bien. C'est festif et c'est bien fait!»
Mélanye Boissonnault, Désautels

« André Perrier a tracé le portrait d'un dandy désespéré mais élégant ... C'est très, très vivant. Il faut voir ce spectacle ... Un spectacle absolument intéressant que je vous recommande d'aller voir.»
Dany Laferrière, Je l'ai vu à la radio

« Intense, pathétique et souvent comique. C'est à voir.»
Francine Grimaldi, Pourquoi pas dimanche

« Il y a plusieurs petites réussites derrière la grande réussite que représente My name is Jean-Paul, cette pièce née d'un collage de textes du poète Jean-Paul Daoust. La finesse du découpage, d'abord [...] Tout aussi réussie est l'interprétation de Marcel Pomerlo, comédien dont on connaît la grande justesse et qui ici, décidément, se surpasse. En incarnant ce Jean-Paul mi-réel, mi-inventé, passant par une gamme très étendue de tonalités, il est simplement brillant, parvenant à rendre Daoust présent sur scène, dans l'attitude et les intonations [...] mieux vaut ne pas risquer de passer à côté de cette grande petite production.»
Tristan Malavoy-Racine, Voir Montréal

Théâtre Triangle Vital vise à bâtir un théâtre de création de qualité en élaborant des œuvres originales et audacieuses et en explorant des formes innovatrices et dynamiques. La parole à saveur poétique, en lien avec celle du corps et de l’image, tient une place privilégiée dans les choix de la compagnie, qui puise ses textes à toutes les sources avec un intérêt particulier pour la dramaturgie anglocanadienne. D’importants laboratoires font partie intégrante de la démarche artistique, qui favorise la naissance d’une esthétique naturelle et propre à l’unicité de la pièce. Chaque entreprise est un voyage dans l’inconnu où sont traités, en prédominance, des thèmes de nature sociale pouvant stimuler une réflexion constructive chez le public. Théâtre Triangle Vital travaille ardemment au rayonnement de la compagnie et à l’exportation de ses œuvres. Elle est un organisme incorporé sans but lucratif.

HISTORIQUE

Théâtre Triangle Vital a été fondé à Hull en 1990 par Harold Gilbert, artiste visuel, André Perrier, comédien et metteur en scène, et Harold Rhéaume, danseur et chorégraphe, lors de la création du spectacle Le journal intime d’une valise. Par la suite, André Perrier dirige seul la compagnie et crée Signal d’alarme, en 1991, repris à l’Espace la Veillée, en 1993. Le texte remporte le prix du meilleur texte dramatique au Festival du livre des Outaouais. André Perrier signe également le texte et la mise en scène des Consciences fragiles, créé en 1992, et repris à l’Espace la Veillée, à Montréal, en 1993; Le moine en coproduction avec le Centre national des Arts, en 1996, repris au Théâtre du Nouvel-Ontario, à Sudbury, et à l’Espace la Veillée, en 1998; et Du coq à l’homme, en 1998. La compagnie crée également en 1995 Cabaret Boris Vian à partir de textes et de chansons de Boris Vian. Théâtre Triangle Vital est resté inactif de 1999 à 2004, période durant laquelle André Perrier a pris la direction artistique du Théâtre du Nouvel-Ontario, à Sudbury. Trains fantômes de Mansel Robinson est la septième création de la compagnie; elle marque une nouvelle orientation dans son cheminement. Cette production, qui aura été diffusée sur deux saisons à la Petite Licorne, effectue présentement une tournée en Ontario et au Québec. 
 

THÉÂTROGRAPHIE

  • Trains fantômes (2006)
  • Du coq à l'homme (1998)
  • Le moine (en coproduction avec le Centre national des Arts) (1996)
  • Cabaret Boris Vian (1995)
  • Les consciences fragiles (1992)
  • Signal d'alarme (1991)
  • Le journal intime d'une valise (1990)

Production

une création du Théâtre Triangle Vital