Ubu sur la table

adaptation d'Ubu Roi d'Alfred Jarry en théâtre d’objets

une création du Théâtre de la Pire Espèce

Salle Jean-Claude-Germain

le 28 novembre 2005


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RÉSUMÉ

Une armée de baguettes de pain se dresse devant une autre, des bombes de tomates éclatent, un batteur à oeufs survole des troupes en déroute, du sang de mélasse pisse sur des soldats-fourchettes marchant sur le Père Ubu. Le sort de la Pologne se joue sur une table où les trois acteurs multiplient les références et échafaudent cette grande fresque bouffonne miniature.

adaptation, mise en scène et interprétation Olivier Ducas, Francis Monty interprétation Daniel Desparois, Mathieu Gosselin, Marc Mauduit éclairages Jonas Veroff Bouchard

adaptation, mise en scène et interprétation

Olivier Ducas

adaptation, mise en scène et interprétation

Francis Monty

interprétation

Daniel Desparois

interprétation

Mathieu Gosselin

interprétation

Marc Mauduit

Ubu sur la table est une adaptation en théâtre d’objets de la pièce de théâtre Ubu Roi, d’Alfred Jarry. Nous sommes en Pologne, où le Père Ubu, conseiller du roi Venceslas, complote un coup d’état. Poussé par sa femme, Mère Ubu, et secondé par son bras droit, le capitaine Bordure, le Père Ubu tue Venceslas et s’empare du trône. Il devient alors un despote sanguinaire et stupide qui tue et pille pour son bon plaisir. Mais il sera renversé par une armée rebelle, ayant à sa tête Bougrelas, le seul fils de Venceslas que le Père Ubu n’a pas tué.

Ubu s’est évidemment trouvé tout à fait à son aise au milieu des ustensiles de cuisine utiles autant à l’empiffrement qu’à la déconfiture des sagouins. L’objet souligne de façon immédiate le grotesque des personnages : le capitaine Bordure, incarné par un marteau standard, reste à jamais coincé dans sa pose rigide, contraint de répéter sans cesse les mêmes expressions ridicules. Les limites expressives de l’objet forcent les créateurs à privilégier l’action dramatique au lieu de l’évolution psychologique des personnages. Multipliant les commentaires à l’assistance, les acteurs-marionnettistes offrent un deuxième niveau de lecture en s’adressant à l’intelligence du spectateur autant qu’à son imagination.

 

« Version iconoclaste d'une œuvre elle-même irrespectueuse et débridée, la production est amusante, réjouissante, et en même temps fort savante, réservant aux connaisseurs et aux spécialistes en arts de la scène maintes fines allusions, pirouettes et prouesses techniques savoureuses. »
Denise Pelletier, Le Quotidien

« Il y a du regard de môme dans ce détournement d'objets, cette hilarante façon d'improviser, de se prendre au jeu, de faire un pied de nez à l'élémentaire vraisemblance. »
G.G., L'Ardennais (France)

« Voir le père Ubu se transformer en vinaigrier et la mère Ubu en balai de chiottes dans une version mémorable et survoltée de la pièce de Jarry, restera un moment fort du festival. »
Capitale (France)

« Rigolo, inventif et délibérément puéril, [...] Ubu sur la table chatouille agréablement la rate et l'imagination. »
Marie Labrecque, Voir

« L'enfant en nous s'émerveille de voir ce que deux créateurs à l'imagination galopante peuvent traficoter avec pour tout équipement une table, une bouteille, une lavette, un marteau, des cuillers, des baguettes, une armée de fourchettes et d'autres surprises de petite taille. L'adulte, pour sa part, apprécie les clins d'œil salaces, de même que l'intelligence du texte, adapté d'Ubu Roi d'Alfred Jarry. »
Ève Dumas, La Presse

« Ce qui frappe dans son théâtre d'objets, c'est son abandon enfantin, sa fougue, son énergie subversive et cette confiance qu'il a en la capacité du public d'accéder à la symbolique qu'il met en jeu. »
Jean St-Hilaire, Le Soleil

 

Depuis sa fondation en 1998, la Pire Espèce s’intéresse aux disciplines populaires traditionnelles du théâtre : marionnette, clown, cabaret, jeu masqué et théâtre de rue. C’est à partir de ces techniques que la compagnie a développé son style. Celui-ci est basé sur la recherche de l’efficacité, c’est-à-dire l’atteinte de l’effet maximal avec des ressources réduites. De la mécanique maniaque de Feydeau jusqu’à l’ingéniosité grotesque de Jarry, la Pire Espèce a toujours su allier art festif et précision chirurgicale, effervescence baroque et souci du détail. Dans ses productions, la Pire Espèce cherche à établir un rapport direct avec le public en évitant l’illusion théâtrale au profit d’une complicité avec le spectateur; pour que le théâtre soit un art de l’ici et maintenant.
 

THÉÂTROGRAPHIE PARTIELLE

  • Gestes impies et rites sacrés, cérémonie baroque en plusieurs tableaux de Mathieu Gosselin, Marc Mauduit et Francis Monty (2009)
  • Roland (La vérité du vainqueur) d’Olivier Ducas (2008)
  • M. Ratichon dans La vie est un match de Marc Mauduit (2005)
  • Léon le nul de Francis Monty (2005)
  • Persée d’Olivier Ducas, Mathieu Gosselin et Francis Monty (2005)
  • La tache / Un citoyen sous observation de Francis Monty (2004)
  • Traces de cloune de Francis Monty(2003)
  • Cabaret de la Pire Espèce de Catherine Hamann, Amélie Chérubin-Soulière, Caroline Gendron, Nadine Louis, Geneviève Maynard, Vincent-Guillaume Otis et Erwin Weche (2001)
  • Par les temps qui rouillent (1999)
  • Ubu sur la table d’après Ubu Roi d’Alfred Jarry (1998)
  • Le système Ribadier d’après Feydeau (1998)

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