Éden

de Pascal Brullemans

Une création du collectif Petits Lapins 
en codiffusion avec le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui
 

Salle Jean-Claude-Germain

du 19 novembre au 7 décembre 2019


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RÉSUMÉ

Éden, c’est la traversée d’un couple sur deux décennies, qui revit l’enivrement des débuts, les tribulations amoureuses, les contradictions sexuelles, jusqu’à l’absence de l’autre. Éden, c’est aussi le portrait d’une métamorphose. Celle de l'identité québécoise chambardée par l’actualité politique, sociale et médiatique. À la croisée de la petite et de la grande histoire, Pascal Brullemans nous offre une poignante réflexion sur le couple et la notion d’engagement.

L’engagement est-il un geste héroïque, le résultat d’un conditionnement social ou le signe d’une dépendance affective? Poursuivant son travail de recherche sur l’intimité entamé avec Beauté, chaleur et mort en 2011, l’auteur et metteur en scène a choisi de collaborer avec le couple formé par les comédiens Émilie Gilbert et Justin Laramée. Grâce à leur complicité naturelle et à un travail de mise en scène au plus près des corps et des mots, Éden est un spectacle sensible d’une grande puissance. 

texte et mise en scène Pascal Brullemans interprétation Dany Boudreault, Émilie Gilbert, Justin Laramée assistance à la mise en scène et régie Amélie-Claude Riopel dramaturgie Émilie Martz-Kuhn scénographie Geneviève Lizotte costumes Olivia Pia Audet éclairages David-Alexandre Chabot musique originale Ben Shemie direction de production Camille Robillard direction technique Jean-Benoit Mongeau

texte et mise en scène

Pascal Brullemans

interprétation

Dany Boudreault

interprétation

Émilie Gilbert

interprétation

Justin Laramée

assistance à la mise en scène et régie

Amélie-Claude Riopel

dramaturgie

Émilie Martz-Kuhn

scénographie

Geneviève Lizotte

costumes

Olivia Pia Audet

éclairages

David-Alexandre Chabot

musique originale

Ben Shemie

direction de production

Camille Robillard

direction technique

Jean-Benoit Mongeau

« Qui trop embrasse mal étreint » dit le proverbe. C’est pourtant ce que nous nous apprêtons à faire. Trop embrasser. Saisir plus de trente ans de vie commune pour les réduire en une seule expérience. C’est aussi présomptueux que de vouloir prendre une photo du Grand Canyon en espérant capturer l’infini. Mais contrairement au papier glacé (ou à l’écran), la scène offre un support qui transcende les limites. Le théâtre, comme la poésie, nous donne ce pouvoir inouï de projeter nos conflits intérieurs en échappant aux règles du langage. Ainsi, il est un des rares lieux où l’on peut communiquer l’innommable. Lorsque j’écris une pièce, j’essaie souvent de nommer un sentiment qui échappe à mon vocabulaire. Cette intuition devient le moteur de la création. Ensuite il y a une fable, des actions, du bruit, mais l’aventure reste essentiellement un geste de transmission.

Mon travail porte toujours l’ombre du deuil. Cette fois, il s’incarne dans le récit d’un amour qui refuse de mourir, pendant qu’une civilisation s’éteint. J’aime les deuils parce qu’ils me rappellent ma finalité. Je n’ai jamais su vivre en oubliant que j’allais disparaitre. Je ne suis pas à ma place dans la fête. C’est peut-être pour cela que le théâtre s’est imposé dans ma vie. Sa nature éphémère m’apparaît plus réelle, plus en phase avec ma condition humaine, qu’un art qui nourri une illusion d’éternité.

Je tiens à témoigner ma profonde reconnaissance aux acteurs et collaborateurs qui ont accepté de plonger dans le vide vertigineux de cette première expérience de mise en scène. Vous aimez vivre dangereusement. À tous, bon spectacle.

À Nini
avec amour
et sincérité

Pascal Brullemans

« Il m’a semblé que l’écriture devait tendre à cela
cette expression que provoque la scène de l’acte sexuel
cette angoisse et cette stupeur
la suppression du jugement moral »

- Annie Ernaux

« Maintenant on pourrait presque enseigner aux enfants dans les écoles
comment cette planète va mourir
non pas comme une probabilité
mais comme l’histoire du futur
On leur dirait qu’on a découvert des feux des brasiers des fusions
que l’homme avait allumés et qu’il était incapable d’arrêter
Que c’était comme ça
qu’il y avait des sortes d’incendies qu’on ne pouvait plus arrêter du tout
Le capitalisme a fait son choix : plutôt ça que de perdre son règne »

- Marguerite Duras

 

Extrait

Publié le 13/09/19 Éden de Pascal Brullemans

« Parfois la nuit tu penses à la place qu’occupe le mensonge dans ta relation.
À quel moment est-il nécessaire de mentir?
Pour protéger qui de quoi?
Quand le secret devient-il une tromperie?
 »

Album

Publié le 14/05/19

Deux des interprètes d'Éden prennent la pose sous l'objectif de la photographe Kelly Jacob! Sur scène ils sont rejoints par Dany Boudreault sous la direction de Pascal Brullemans. 

Nouvelle

Publié le 14/05/19

Éden, dans la lignée de Beauté, chaleur et mort

La recherche sur l’intimité présente dans Éden rappelle cet autre projet créé en 2011 par Pascal Brulemans et Nini Bélanger et lauréat du prix du meilleur spectacle décerné par Carte Première. Mais alors que Beauté, chaleur et mort explorait des zones particulièrement sombres, son auteur souhaitait depuis longtemps revisiter cette démarche en créant cette fois un objet plus lumineux. 

Horaire
 

Du 19 au 30 novembre :

Mardis et mercredis 19 h 
Jeudis et vendredis 20 h 
Samedis 16 h 

 

Du 3 au 7 décembre :

Mardis 19 h 
Du mercredi au vendredi 20 h 
Samedis 16 h 


Rencontre avec l'équipe de création :
26 novembre 2019

RELATIONS DE PRESSE

RuGicomm
Véronique Gravel
514 759-0494

Production

Une création du collectif Petits Lapins 
en codiffusion avec le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui