Mademoiselle Eileen Fontenot pour les dix sous de liberté

d'Erik Charpentier

une création du Théâtre d'Aujourd'hui

Salle principale

du 17 septembre au 12 octobre 2002


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RÉSUMÉ

À bord d'un train entre Memphis et la Nouvelle-Orléans, un vendeur d'assurances, Clarence Election Byrd, fait la rencontre d'une sirène nommée Eileen Fontenot.

texte Érik Charpentier mise en scène Jean-Frédéric Messier interprétation Stéphane Demers, Macha Limonchik, Didier Lucien, Han Masson, Miro, Julien Poulin musique originale et interprétation Luc Bonin assistance à la mise en scène et régie Jean Gaudreau scénographie et costumes Marie-Claude Pelletier éclairages Sonoyo Nishikawa sculpture Gildas Bertholot, Catherine Bolduc perruques Rachel Tremblay maquillages Véronique Prud’homme

texte

Érik Charpentier

mise en scène

Jean-Frédéric Messier

interprétation

Stéphane Demers

interprétation

Macha Limonchik

interprétation

Didier Lucien

interprétation

Han Masson

interprétation

Miro

interprétation

Julien Poulin

musique originale et interprétation

Luc Bonin

Il y a, à la Nouvelle-Orléans, un endroit qui s’appelle le Mermaid Lounge (« le bar salon de la sirène »), sur la rue Constance, dans le Warehouse District. C’est de là que m’est venue l’idée de raconter l’histoire d’une sirène. Le personnage d’Eileen Fontenot est basé sur deux jeunes filles que j’ai croisées. L’une d’elles est originaire de Shreveport, dans le nord de la Louisiane, alors que l’autre habitait, jusqu’à tout récemment, au Colorado. J’ai emprunté le nom Eileen Fontenot à une étudiante qui à l’époque travaillait pour le journal de l’Université de Louisiane à Lafayette. C’était l’amie d’une amie. Je ne lui ai jamais parlé. Le personnage de Clarence E. Byrd est anonyme, un amalgame de plusieurs individus que j’ai connus au Québec, à Lafayette et à la Nouvelle-Orléans. Floyd et Adèle ont bel et bien existé. Lahood Lehood et Clyde Vidrine sont des personnages fictifs.

Enjoy!

Erik Charpentier

Avec le temps, l’écriture d’Erik a fini par faire partie de ma vie. Depuis une dizaine d’années, Stéphane Demers et moi avons travaillé sur plusieurs de ses textes. Nous avons inclus les personnages d’Omerville dans le spectacle Nuits blanches de Momentum en 1992. Puis en 1997, nous avons créé, avec le Cercle Vicieux, la pièce Si j’avais la seule possession dessus le Jugement dernier, ici même, au Théâtre d’Aujourd’hui. Texte au titre impossible à retenir, cette pièce était la première production d’un texte intégral d’Erik Charpentier par une équipe professionnelle.

Donc, de me retrouver aujourd’hui à nager dans l’océan en compagnie de Mademoiselle Eileen et des autres me donne des impressions contradictoires : c’est comme recevoir des nouveaux souliers et enfiler des vieilles godasses en même temps. L’univers est aussi surprenant et singulier qu’auparavant, mais je m’y sens si familier, avec le temps.

Ce qui m’a attiré au départ dans l’œuvre d’Erik, c’est son oralité. Erik est un musicien dont les mots sont l’instrument. Il me parlait, dans ses premiers monologues, comme des solos de guitare. On n’a qu’à jeter un coup d’œil sur le nom des personnages pour constater que rien n’a changé : Clarence E. Byrd, Floyd Blanchard, Lahoud Lehood, etc. La langue n’a plus les parfums cajuns des pièces précédentes, mais elle est toujours aussi mélodieuse.

Les pièces d’Erik font toujours le bonheur des équipes de création : les acteurs prennent leur pied avec une langue qui sonne et des personnages incroyables, les concepteurs ont à créer des atmosphères complètement baroques et les techniciens doivent réaliser des bébelles tellement absurdes que ça les amuse.

Je pourrais en parler pendant des heures, mais le spectacle va commencer, et les commanditaires ont besoin de place.

En terminant, je me sens le devoir de souligner l’apport important des acteurs à la version finale du texte. Chaque fois que j’ai eu à monter des textes d’Erik, j’ai toujours eu affaire à des pièces qui n’étaient jamais totalement achevées, et c’est avec les acteurs qui ont créé les personnages que les ajustements ultimes ont été réalisés. Je ne veux pas par là gruger d’un iota le mérite de l’auteur, ou émettre l’ombre d’un doute quant à sa paternité sur son œuvre, bien au contraire, je veux simplement souligner l’apport extraordinaire d’une équipe de comédiens généreux qui, une fois de plus, ont contribué par leurs idées, leur expérience et leur instinct, au parachèvement d’une pièce. Je ne crois pas que personne se sente lésé par cette situation, je crois qu’il y a pour tout le monde un plaisir et une fierté de pouvoir participer aux derniers ajustements d’une écriture qui nous a tous séduits par sa langue, sa tendresse et sa poésie.

Merci à René Richard Cyr et à toute l’équipe du Théâtre d’Aujourd’hui de nous avoir si bien accueillis.

Et maintenant, préparez-vous à plonger dans les eaux de la longue vie mouvementée d’Eileen Fontenot.

Jean-Frédéric Messier

 

« Une expérience dépaysante, enveloppante. »
La Presse

« Imagination séduisante, décor éclaté […] bons acteurs, mise en scène allumée. Très agréable, intelligent. »
Montréal Express, SRC

« Dépaysement garanti […] un voyage pas banal qui vaut le coup d’œil. »
Voir

« La pièce nous plonge dans les scintillements et les clapotis. […] tout ce qu’il faut pour faire rêver les plus terre-à-terre. »
Le Devoir

« Une fable, une vraie.  Avec, en prime, des élans de poésie, des allures de cartoon.  Et de l’eau. Tombant du ciel, montant du sol.  Alors, plongeons ! »
Journal de Montréal
 

Album

Publié le 12/09/02

Jean-Frédéric Messier dirige une excellente distribution dans ce texte d'Érik Charpentier. Voyez la belle série de photos signée Yves Renaud!

Album

Publié le 01/09/02

Découvrez l'affiche réalisée par Folio et Garetti de cette fable dépaysante d'Érik Charpentier et Jean-Frédéric Messier! 

PRODUCTION

une création du Théâtre d'Aujourd'hui