Des fraises en janvier

d'Evelyne de la Chenelière

une production du Théâtre d'Aujourd'hui

Salle principale

du 22 janvier au 16 février 2002


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RÉSUMÉ

Chassé-croisé amoureux ou le jeu de la vérité et du mensonge: Sophie et François se plaisent mais refusent de s'engager. Alors que Léa, venue de la campagne, cherche à retrouver dans la ville son amie Sophie, François présente cette dernière à son ami Robert, qui, lui, finira par partir avec Léa... Mais entre la réalité et la fiction du scénario que François est en train d'écrire, comment démêler le vrai du faux ?

texte Evelyne de la Chenelière mise en scène Philippe Soldevila interprétation Benoit Gouin, Macha Limonchik, Daniel Parent, Isabelle Vincent assistance à la mise en scène Martin Émond scénographie Jean Bard costumes Pierre-Guy Lapointe éclairages Claude Accolas musique originale Stéphane Caron réalisation de la séquence vidéo Josiane Lapointe, Carlos Soldevila maquillages et coiffures Josiane Leclerc régie Nadia Bélanger

texte

Evelyne de la Chenelière

mise en scène

Philippe Soldevila

interprétation

Benoit Gouin

interprétation

Macha Limonchik

interprétation

Daniel Parent

interprétation

Isabelle Vincent

Petites réflexions autour du mensonge

Je comprends quelqu’un qui se donne le droit de mentir à ceux qu’il aime le plus. On voudrait tellement que les choses soient autrement. On voudrait, on voudrait et puis tout à coup on ment. Mentir c’est correct du moment qu’on ne veut rien obtenir que l’illusion. Quand on a l’impression de ne rien décider, mentir ça fait du bien. Un bon menteur est celui que personne ne croit mais que tout le monde fait semblant de croire. Quand on ment vraiment on ne dit pas du tout le contraire de ce qu’on pense. Au contraire. Mentir, c’est relativiser la vérité.

 

La représentation théâtrale, ce gros mensonge organisé, continue de me fasciner chaque fois que je m’assois dans une salle avec des places, des places placées exprès pour qu’on regarde le mensonge se dérouler sous nos yeux. Des fois il me vient des pensées bizarres, des envies de faire quelque chose de complètement incongru en tant que spectatrice d’une représentation théâtrale, comme d’aller rejoindre les acteurs sur scène, ou de me faire rebondir sur mon siège juste pour voir ce qui se passerait. Évidemment, ça ne se fait pas et je ne vous encourage pas à le faire. Mais je voulais vous décrire l’excitation et le trépignement qui me gagnent au théâtre et que je vous souhaite de tout mon cœur parce que, à part Noël, je ne vois pas quelque chose de plus excitant. Je vous remercie de consentir à ce mensonge, juste pour entendre l’histoire de François, Sophie, Robert et Léa qui se sont mis dans la tête d’être heureux et c’est pas évident parce que ça ne veut pas dire la même chose pour tout le monde.

Evelyne de la Chenelière

J'ai un souhait. Que vous receviez VRAIMENT,

ce soir, des fraises en janvier.

C'est possible, je vous le jure.

Car à mon sens, Des fraises en janvier rend hommage à ce pouvoir magique que nous possédons tous comme individus, et dont le théâtre s'est approprié la célébration collective.

Ce soir, au théâtre, plongés dans le monde d'Evelyne de la Chenelière, vous vous retrouverez plus que jamais dans cet espace-temps qui sépare la réalité de la fiction, la vérité du mensonge, l'objectivité de la subjectivité. 

C'est exactement là qu'opère la magie.

Mon souhait, donc: que nous parvenions tous, ce soir, à nous libérer de la froide réalité des temps qui courent.  Non pas en la fuyant, mais en agissant sur elle pour la transformer véritablement.

Ce soir et à chaque instant qui suivra.

Ah! Comme c'est puissant d'être naïf.

Philippe Soldevila

P.S. : Merci à René Richard Cyr, à Jacques Vézina, à Evelyne de la Chenelière, à tous les comédiens et à tous les concepteurs. (Pour les fraises.)

« […] une pièce heureuse […] une pincée d’Amélie Poulain, de la luminothérapie en plein cœur de l’hiver. […] On sort […] avec l’envie de chanter. »
La Presse

« Une pièce jeune, tonifiante […] c’est savoureux, malicieux, étourdissant. »
Samedi et rien d'autre, SRC

« […] is as mouth-watering as its title. »
The Gazette

« Les quatre comédiens font merveille. Une mise en scène inventive et tonique. […] Des fraises de cette qualité, c’est rare. »
Montréal ce soir, SRC

« Une pièce qui rend heureux. C’est tellement intelligent, tellement subtil. »
Aux arts etc., SRC

« […] vraiment, on s’y amuse. »
Indicatif présent, SRC

Album

Publié le 12/03/02

Découvrez Benoit Gouin, Macha Limonchik et Daniel Parent dans Des fraises en janvier mis en scène par Philippe Soldevila, première pièce d'Evelyne de la Chenelière présentée au Théâtre d'Aujourd'hui! 

Album

Publié le 06/11/01

Production

une production du Théâtre d'Aujourd'hui