Titanica, la robe des grands combats, Edmund C. Asher, Londres, 1968

de Sébastien Harrisson

une création du Théâtre d’Aujourd’hui

Salle principale

du 23 octobre au 17 novembre 2001


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RÉSUMÉ

Sur un dock désaffecté du port de Londres, des punks, une oeuvre d'art vivante et un couple de fantômes médiévaux se côtoient dans l'ombre des bacs à marchandises, à la recherche du corps d'un DJ mort du sida, tandis qu'à Buckingham Palace, la reine d'Angleterre voit son étude de la botanique interrompue par l'arrivée des lettres enflammées d'un amant anonyme. Au coeur de ce tableau onirique débarque sur les quais un jeune juif venu des Amériques pour chercher une cause au nom de laquelle se battre. Quel sera son combat ? Que contiennent ces mystérieux bacs empilés aux quatre coins du dock ?

texte Sébastien Harrisson mise en scène René Richard Cyr interprétation Yves Amyot, Frédéric Bélanger, Patrice Bélanger, Violette Chauveau, Frédérique Collin, James Hyndman, Andrée Lachapelle, Xavier Lamoureux, Jean-Sébastien Lavoie, Benoit McGinnis, Pascal Patenaude, Gérard Poirier, Dominique Quesnel, Marie-Hélène Racicot, Evelyne Rompré, Stéphane Simard assistance à la mise en scène et régie Nicolas Rollin scénographie Gabriel Tsampalieros costumes Marie-Pierre Fleury éclairages Martin Labrecque musique originale Georges William Scott maquillages Angelo Barsetti perruques Rachel Tremblay assistance aux costumes Anne Henry, Myriam St-Louis

texte

Sébastien Harrisson

mise en scène

René Richard Cyr

interprétation

Yves Amyot

interprétation

Frédéric Bélanger

interprétation

Patrice Bélanger

interprétation

Violette Chauveau

interprétation

Frédérique Collin

interprétation

James Hyndman

interprétation

Andrée Lachapelle

interprétation

Xavier Lamoureux

interprétation

Jean-Sébastien Lavoie

interprétation

Benoit McGinnis

interprétation

Pascal Patenaude

interprétation

Gérard Poirier

interprétation

Dominique Quesnel

interprétation

Marie-Hélène Racicot

interprétation

Evelyne Rompré

interprétation

Stéphane Simard

« Le public y retrouvera, avec bonheur, la grande qualité des comédiens québécois. »
Voir

« … Une pièce très très étonnante et très surprenante […] un auteur à surveiller. »
Flash, TQS

« … Une pièce absolument fabuleuse. »
Aux arts etc., SRC

« Sébastien Harrisson, un nom à retenir. Le texte est […] d’une intelligence remarquable. Indéniablement riche et captivant. »
Le Devoir

Ils sont nombreux et pourtant seuls devant leur combat; ils sont volubiles et pourtant si éloquents quand ils se taisent; ils sont enragés et pourtant si prêts à poser leurs lèvres douces sur votre joue...

Je vous abandonne à eux sans crainte. Si au sortir du théâtre quelqu’un ou quelque chose vous a griffé, marqué, ce ne sera pas eux. Mais bien plutôt les idées qu’ils véhiculent, et qui, comme pour vous et moi, les dépassent, les terrassent, les emprisonnent et vont même parfois jusqu’à les défigurer. Ces idées qui, qu’on le veuille ou non, sculptent le regard qu’on jette sur le monde.

Au seuil de cette représentation, je salue ceux qui ce soir prêteront leur voix, leur souffle et leur chair à ces étranges créatures littéraires; pour accepter d’être ainsi squatté, il faut être fait d’une matière certes malléable, mais assurément noble.

Bon spectacle.

Sébastien Harrisson 

Une reine, un homme dans une robe d’acier, un projet politique Argentine-Angleterre, un bateau éventré, un disc-jockey disparu, des lettres d’amour anonymes... De la centaine de textes que je reçois chaque année, l’écriture de Sébastien Harrisson se démarque par son originalité, son inspiration singulière et son souffle puissant.

Une première version de la pièce que vous entendrez ce soir fut présentée en exercice public par les finissants de l’École nationale de théâtre, il y a deux ans, tandis que Sébastien Harrisson y complétait sa formation en écriture dramatique. Intitulé à l’époque Titanica, la robe de la victime, Edmund C. Asher, Londres, 1968, le texte était mis en scène par André Brassard. J’avais été littéralement séduit, alors, par l’univers éclaté de ce jeune dramaturge de 23 ans. La pièce s’appuie sur une structure complexe mais inébranlable aux mille et un recroisements, elle met en scène des personnages démesurés, elle offre une histoire, un scénario, un propos, une langue, un univers, une parole, le monde moderne y côtoie les fantômes des siècles précédents : nous sommes tout à coup dans le domaine de tous les possibles.

Après vous avoir proposé Floes la saison dernière, il me fait plaisir de vous présenter aujourd’hui cet autre texte de Sébastien Harrisson, Titanica, la robe des grands combats, Edmund C. Asher, Londres, 1968.

Allégorie naïve et fresque baroque, poésie et science-fiction, épopée romanesque et musique techno, fantômes médiévaux et squatters résistants, vengeance séculaire et soif de combat, duel entre l’humain et la fonction sociale, cruauté des rapports de force en politique comme en amour, vertige de la jeunesse et bilan de vie, monarchie et résistance, sida et épée, cris et muselière, lettres d’amour et fleurs vénéneuses; il y a dans cette première œuvre une soif incontrôlable de tout dire, au cas où demain n’existerait pas.

Soyez avertis.

René Richard Cyr

Critiques

Publié le 25/10/01

Titanica, la robe des grands combats, Edmund C. Asher, Londres, 1968 de Sébastien Harrisson

« Le public y retrouvera, avec bonheur, la grande qualité des comédiens québécois. »
  
Voir

CTD'A

Publié le 22/10/01

À lire : le programme de Titanica!

Plongez dans l'univers du spectacle Titanica, la robe des grands combats, Edmund C. Asher, Londres, 1968 de Sébastien Harrisson grâce au programme de soirée comprenant notamment une excellente étude de Diane Pavlovic sur le style de l'auteur. 

Album

Publié le 22/10/01

L'impressionnante et imposante distribution composée de Yves Amyot, Frédéric Bélanger, Patrice Bélanger, Violette Chauveau, Frédérique Collin, James Hyndman, Andrée Lachapelle, Xavier Lamoureux, Jean-Sébastien Lavoie, Benoit McGinnis, Pascal Patenaude, Gérard Poirier, Dominique Quesnel, Marie-Hélène Racicot, Evelyne Rompré et Stéphane Simard brille dans ce texte de Sébastien Harrisson mis en scène par René Richard Cyr!

Album

Publié le 18/09/01

Découvrez l'affiche du spectacle Titanica, la robe des grands combats, Edmund C. Asher, Londres, 1968 de Sébastien Harrisson, avec une magnifique illustration signée Michel Guilbeaut!

PUBLICATION

Titanica, la robe des grands combats
Sébastien Harrisson Leméac – Actes Sud
13,00$
Disponible à la bouquinerie

Production

une création du Théâtre d’Aujourd’hui