La version qui n’intéresse personne
d’après le roman d’Emmanuelle Pierrot
Une création du Théâtre du Trident, du Théâtre de l’Affamée et du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, en coproduction avec le Théâtre de l’OEil
Salle Michelle-Rossignol
15 septembre au 10 octobre 2026
Ce spectacle comporte de la fumée de scène, des effets sonores à haut volume et de la nudité partielle. Il aborde également des thèmes pouvant être difficiles pour certaines personnes, notamment le suicide ainsi que des situations de violences verbales, psychologiques, physiques et sexuelles.
Représentation offerte en audiodescription

À dix-huit ans, Sacha et Tom quittent Montréal pour Dawson City, au Yukon. Le duo trouve enfin l’espace de liberté dont il rêvait, rythmé par les jobs saisonnières, les road trips, les rencontres éphémères et les nuits blanches, dans l’immensité d’un Nord où tout semble possible. Mais lorsque Sacha tombe amoureuse, l’équilibre se rompt. Les rumeurs circulent. Ce qui était refuge devient tribunal, et le piège se referme sur elle.
Roman marquant d’Emmanuelle Pierrot, La version qui n’intéresse personne a trouvé un large écho grâce à la précision de son regard et l’intensité brute de son écriture. Marie-Claude St‑Laurent et Marie‑Ève Milot en proposent une adaptation scénique fidèle à leur démarche féministe et font entendre la parole lucide et frontale d’une femme qui refuse de porter seule le poids du jugement.
Interprétation
Mot de l’adaptatrice
En plein plexus
Entrer si profondément dans l’œuvre, dans la tête et dans le cœur d’une artiste et humaine aussi incandescente, talentueuse, brute, lucide, bouleversante, crue, drôle et généreuse, c’est une odyssée. Je ne sais pas si c’est moi qui ai fait la traversée ou si c’est l’œuvre qui m’est passée au travers. Les deux, peut-être, sûrement. J’ai aimé chacune de mes lectures du roman. Et il y en a eu beaucoup. Chaque fois, j’ai reçu l’histoire de cette violence en pleine gueule, en plein plexus. Crisse que j’aime cette langue, cette Sacha.
Pierrot a créé un personnage, une jeune femme, qui choisit de vivre et de trouver réparation en se racontant à une autre femme, inventée. Il y a dans ce geste d’imaginer pour survivre toute ma raison d’être, mon envie d’être, de créer. Le récit de Sacha devient un acte d’amour envers elle-même et envers nous toutes, femmes et personnes qui ont vécu des agressions. Et nous sommes innombrables.
Dans cet espace rêvé où deux femmes se rejoignent, nous nous sommes senties interpellées, Marie-Ève et moi, interpellées au plus profond de notre féminisme, puisque c’est cette perspective sur le sujet qui nous réunit : Pierrot, Sacha, Marie-Ève et moi. C’est cette posture que j’ai prise pour approcher l’adaptation, celle de l’alliée qui écoute d’abord, sans jugement, celle qui retient l’essentiel, qui prend soin des détails et surtout qui, à travers la densité et la complexité, se fait gardienne du fil. Ici, le fil de la violence misogyne, puisque c’est de lui dont il s’agit, puisque c’est bien ce fil qu’il faut apprendre à défaire dès son apparition.
— Marie-Claude St-Laurent
Théâtre de l’Affamée

Les Affamées s’investissent à (re)créer et à faire (re)vivre une culture des femmes en mettant en lumière leurs expériences dans les sphères privées, sociales, politique et artistique. C’est par une analyse féministe intersectionnelle des sujets et du processus créateur qu’elles affirment leur engagement.
Fondé en 2011 par le duo de créatrices Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent, le Théâtre de l’Affamée produit son premier spectacle en 2012, Cour à scrap — Portrait d’une famille reconstituée, à la salle intime du théâtre Prospero où leur toute première création Walk-in ou se marcher dedans avait été présentée en auto-géré en 2009 après avoir remporté le prix du meilleur texte francophone du Festival Fringe. En 2013, elles développent avec Marie-Claude Garneau une conférence-performance présentée dans différents événements féministes, publiée sous la forme d’un documentaire indiscipliné, La Coalition de la Robe, aux Éditions du Remue-Ménage en 2017. Invitées par Jacques Piperni, elles créent Débranchée/Unplugged (finaliste au prix Louise-Lahaye en 2017) qui tourne à travers le Québec jusqu’en 2025. En 2018 et 2019, elles sont les artistes en résidences à la salle Jean-Claude Germain du CTD’A où sont créées Chienne(s) et Guérilla de l’ordinaire (finaliste au prix Michel-Tremblay en 2019). La même année, elles militent activement auprès des Femmes pour l’Équité en Théâtre. En 2018, elles réactivent avec Marie-Claude Garneau la collection de théâtre féministe aux Éditions du remue-ménage en fondant La Nef dont elles assurent la direction littéraire. Membres du Comité Directeur du Chantier Féministe de l’Espace Go en 2019, elles sont collaboratrices à l’étude menée par les chercheuses du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et Marie-Ève Milot représente la compagnie en collaborant à la création du prix Jovette-Marchessault. En 2022, Sappho est présentée en coproduction au Théâtre de Quat’sous. En 2023, Clandestines est créée et coproduite avec le CTD’A à la salle Michelle-Rossignol. En 2026, le texte, finaliste au prix Michel-Tremblay et traduit en allemand par Sonja Finck et Frank Weigand, permet au duo d’autrices d’être nommé pour le prix de l’Auteur international à la 43e édition du Heidelberger Stückemarkt en Allemagne.
Théâtre de l’Œil

Fondé à Montréal en 1973 par André Laliberté, le Théâtre de l’Œil se consacre à la création, à la production et à la diffusion d’œuvres de théâtre de marionnettes principalement destinées au jeune public, tout en développant également, à l’occasion, des créations pour les adultes. Directeur général et artistique de la compagnie pendant plus de 45 ans, André Laliberté a marqué de manière déterminante son développement et son rayonnement, avant de passer le flambeau à Simon Boudreault en 2020.
La compagnie développe un langage scénique singulier où l’art marionnettique, le théâtre visuel et les écritures contemporaines se rencontrent. Reconnue pour l’ingéniosité de ses conceptions et la richesse de ses collaborations, elle occupe une place importante dans le paysage culturel québécois. Depuis plus de 50 ans, le Théâtre de l’Œil contribue à l’évolution de l’art de la marionnette, tout en participant activement au développement des publics par la médiation culturelle et la transmission des savoirs. À ce jour, la compagnie compte 33 productions et a présenté près de 6 000 représentations au Québec, au Canada et à l’international, rejoignant plus de 1,4 million de spectateurs, jeunes et moins jeunes.
En tournée
4 au 28 novembre 2026
Québec
Le Trident
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Direction marionnettique
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Fabrication des marionnettes
Ève-Lyne Dallaire, Fany McCrae, Richard Morin, Aidan Sparks, Heidi Turcot et Clémentine Verhaegen
Stagiaire en assistance à la mise en scène

Neige sur Abidjan
Iannicko N’Doua
Salle Michelle-Rossignol
28 au 30 octobre 2026

Vitesse-lumière
Jacques Laroche
Salle Jean-Claude-Germain
3 au 21 novembre 2026

Le Palais des Glaces
David Paquet
Salle Michelle-Rossignol
10 novembre au 5 décembre 2026

Tire le coyote et ses ami·es chantent Cohen… en français
Tire le coyote
Salle Michelle-Rossignol
15 au 18 décembre 2026

Madeleine
Maxime Robin
Salle Jean-Claude-Germain
19 janvier au 6 février 2027

Ne priez pas pour nous
Charles Fournier
Salle Michelle-Rossignol
2 au 27 février 2027

BIMBO
Geneviève Labelle et Mélodie Noël Rousseau
Salle Jean-Claude-Germain
2 au 20 mars 2027

L’affaire Magnolia
Maud de Palma-Duquet
Salle Michelle-Rossignol
6 avril au 1er mai 2027

Paradis Ébène
Phara Thibault
Salle Jean-Claude-Germain
20 avril au 8 mai 2027

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